Soprano
En concert:
Lyon, le samedi 27 novembre au Transbordeur - 20h30
Clermont, le mardi 7 décembre à la coopérative de mai - 20h30
Biographie
Deux titres. D'un coup. Avec Soprano, ce n'est pas la glace et le feu mais bien le feu et le feu. Crazy et Darwa ne sont pas deux fusées éclairantes destinées à reconnaître le terrain mais bien deux bombes rap prêtes à exploser. La figure majeure du rap français ne pouvait pas revenir discrètement mais nous étions loin de penser qu'il reviendrait COMME CA !
Entre ce Darwa incendaire et ce Crazy pur club irrésistible, Soprano n'a pas choisi. Il n' pas pu. Comment le pourrait-il ? Le rappeur Marseillais n'évolue pas entre deux mondes, ces chansons sont deux facettes du même univers, le sien dans lequel des centaines de milliers de fans se sont déjà retrouvés en se ruant sur son premier album solo Puisqu'il faut vivre, sorti en 2007 et certifié double disque d'or avec plus de 250 000 albums vendus. Un premier album sorti après deux disques avec son groupe, Psy 4 De La Rime (toux deux certifiés or) et qui contenait notamment les tubes Moi j'ai pas, Halla Halla, Ferme les yeux et A la bien.
Depuis, un DVD Live de sa tournée à Guichets fermés (enregistré au Dôme de Marseille) et un nouvel album de Psy 4 De La Rime sont sortis. On a aussi entendu Soprano ici ou là faire quelques collaborations (Zaho, Enhancer, La Fouine ou sur les projets des artistes de son label Street Skillz...). Le MC d'origine comorienne n'avait pas disparu mais il ne nous avait pas préparés.
Nous n'étions pas préparés à un tel Darwa.
Composé par le producteur Skalp ce titre aux rimes sèches et cinglantes est la suite assumée du tube Halla Halla. Soprano raconte même : « A l'origine, Skalp avait fait un remix de Halla Halla avec cette musique. C'était un peu trop tard pour sortir le remix mais du coup j'ai gardé l'instru. »
Bien lui en a pris puisque Soprano offre une nouvelle performance au niveau rap, avec un fast style (style rapide) qui ne noie pourtant pas ses punchlines (chutes) et rimes marquantes débitées avec précision et furie sur un instru sec et efficace. Le tout est relevé par un riff de cuivre hypnotique et une montée progressive de son synthétiques qui permettent à Darwa de monter en intensité jusqu'à son dernier coup de grosse caisse.
Et nous n'étions pas plus préparés à ce Crazy...
Ne vous fiez pas à ce tempo un peu plus tranquille que celui de Darwa, ni à ces quelques premières mesures dépouillées. Dès que Sopra lâche ses rimes, on ne sort plus de Crazy. Il nous tient avec son flow acéré mais mélodique, ses phrases souriantes mais pas inconséquentes. Le compositeur Elio, nous prend dans la nasse de sa basse synthétique, de ses choeurs vocodés (on est bien loin de l'autotune, plus près de certains tubes funk des années 80) et de sa rythmique irrésistible. Le refrain est violemment entêtant et il suffit d'une seule écoute pour reprendre en choeur le refrain « génération à problèmes/ on est tous un peu dingues/ on est crazy ». Une assurance tous risques pour tous les DJs qui voudront remplir leurs dancefloors cet été 2010. Un titre né en deux heures en studio, entre rires et délires, sur un coup de foudre musical de Soprano pour ce titre qu' Elio gardait presque comme un secret dans ses machines et que Soprano, comme nous aujourd'hui, n'avait pas vu arriver. Mais lui était prêt.
C'est donc avec Darwa et Crazy que Soprano revient à la charge, à la fois tel qu'on le connaît et rajeuni. Deux titres pour jumper ou danser, deux morceaux avec le mot « hit » inscrit dans l'ADN, deux chansons qu'il jouera en public cet été 2010 dans une série de concerts en amont de la sortie du second album solo La Colombe annoncé pour début octobre. Deux tubes qui feront se soulever les foules à n'en pas douter et qui vont marquer le printemps et l'été hip hop.
Vous n'étiez pas préparés ? Désormais vous êtes prêts. Soprano, version 2010.
>> Ecouter "Crazy"

